Ni Putes Ni Soumises 56

Le blog de l'association Ni Putes Ni Soumises du Morbihan.

30 mars 2009

Les filles, les garçons et l'Ecole.

Bien loin de la parité, le système éducatif français développe une fracture sexuée qui est en passe de devancer la fracture sociale. Au lendemain du 8 mars, tout nous invite à faire le point sur la question de la parité dans l'enseignement scolaire français.

Les filles réussissent mieux que les garçons.
Quelque soit le niveau scolaire, les résultats des filles dépassent ceux des garçons. C'est le cas dès le primaire où les filles comptent 70% de lecteurs efficaces contre 60% chez le sgarçons. Cet écart se retrouve au collège : 85% des filles ont leur brevet contre 79% des garçons. Il se creuse au bac : 70% des filles l'obtiennent contre 59% des garçons (41 et 28% pour le bac général). En fin de parcours, 47% des filles obtiendront un diplôme du supérieur contre 37% des garçons. Ajoutons que, quelque soit le milieu social, les filles redoublent toujours moins que les garçons. Comme a pu le dire J.-L. Auduc dans un article publié par le Café, " Toutes ces statistiques montrent que la « fracture sexuée » a atteint de tels écarts (entre 10 et 14 points) pour certains indicateurs (compétences en lecture, % d’une classe d’âge réussissant le baccalauréat) qu’elle apparaît pour ces items aussi, voire plus importante que la fracture sociale. Ainsi, les filles issues de catégories sociales classées comme défavorisées réussissent nationalement aussi bien ou mieux en lecture ou au baccalauréat que des garçons issus de catégories sociales caractérisées comme favorisées".

Les filières prennent un certain genre.
Parallèlement à cette évolution, on assiste à une spécialisation sexuée des filières. Aux 93% de filles de la filière SMS-ST2S, répond les 94% de garçons dela filière ISP. On trouve 79% de filles en L, 49% en S , seulement 10% en STI. Des écarts aussi forts se constatent entre branches du bac professionnel (en gros opposition tertiaire – production). Dans le post bac, les filles fournissent 80% des étudiants des formations sociales, 72% des étudiants en IUFM mais seulement 26% des futurs ingénieurs et 24% des étudiants en université de technologie.

Une moins bonne insertion sociale.
Ces écarts reflètent l'importance des stéréotypes sexués. "Quand ils se jugent très bons en français, seul 1 garçon sur 10 va en L… (contre) 3 filles sur 10. Quand ils se jugent très bons en maths, 8 garçons sur 10 vont en S (contre) 6 filles sur 10" relève une publication du ministère. Du coup les filles ont plus de mal à s'insérer socialement. Elles sont moins nombreuses à travailler et moins représentées dans les emplois d'encadrement.

Comment l'Ecole doit-elle réagir ?
Peu de disciplines ont pris conscience de ces inégalités et décidé de réagir. On sait que c'est le cas en EPS où, dans plusieurs académies, les épreuves du bac offrent un choix qui permettent aux filles de réussir à égalité avec les garçons. Sans doute cela tient-il à la spécificité de l'EPS : ne pas pouvoir ignorer le corps. Mais dans l'ensemble, le système éducatif s'est peu penché sur une mixité qui puisse offrir ses chances à tous.

Faut-il comme on l'entend parfois, séparer les sexes systématiquement ?
"Toutes les études menées dans les pays anglo-saxons concernant les classes séparées garçons –filles pour l’ensemble des apprentissages scolaires montrent qu’elles n’améliorent en rien les résultats scolaires des garçons et ne diminue pas leur décrochage scolaire. Ces classes séparées renforcent les stéréotypes sexuels, encouragent l’ignorance et le préjudice envers l’autre sexe, accentuent les différences dans l’éducation" écrit JL Auduc. Pour autant il convient sans doute, comme c'est le cas en EPS, de prendre en compte le genre lors de certains enseignements pour ne pas sous estimer les écarts de maturité et les différences de questionnement. Une piste qui reste encore à tracer.

Filles et garçons sur le chemin de l'égalité (ministère DEPP)

JL Auduc : une fracture sexuée

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16 mars 2009

Nouvelle permanence.

Bonjour à tous et à toutes,

Une permanence aura lieu ce samedi à partir de 14H30 à la cité Allendé à Lorient. Vous êtes les bienvenu(e)s pour venir vous exprimer ou participer aux activités, cette après-midi là.

Bien à vous.

Babou !

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07 mars 2009

LES OBJECTIFS DE L'ASSOCIATION.

Ce comité est une association qui a pour but  :

• d’entreprendre toutes actions susceptibles de promouvoir l’égalité des droits entre les femmes et les hommes,

• d’oeuvrer par tous les moyens pour construire une nouvelle mixité basée sur le RESPECT conformément aux lois et valeurs de la République (interventions dans les collèges et lycées),

• de dénoncer et combattre toutes formes de violence et de discrimination faîtes aux femmes et hommes notamment dans les quartiers,

• de soutenir les combats des femmes et hommes partout où leurs droits sont bafoués,

• de promouvoir la liberté et le droit de choisir pour les femmes et hommes conformément aux lois et valeurs de la République sans distinction de race, de d’opinion, de religion ou de philosophie,

• d’entreprendre des initiatives de revendication ou d’éducation et ce par tous les moyens légaux pour promouvoir l’égalité et lutter contre les ghettos.

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CONTACT

02 97 21 90 58


E-mail:

npns56@yahoo.fr


Les rendez vous ponctuels doivent être pris auprès des portables des bénévoles:

06-85-21-36-27
06-81-73-76-45


Les responsables des établissements scolaires désirant une intervention sur le Thème "Respect" doivent contacter le:

06-81-73-76-45


Si vous voulez nous écrire :

NPNS Comité 56
12, rue Colbert
Cité Allendé. Boîte N°94
56100. LORIENT

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03 mars 2009

34% de femmes, victimes de discriminations au travail

Une femme active ou retraitée sur trois (34%) a le sentiment d'avoir été victime de discrimination sur son lieu de travail parce qu'elle est une femme, révèle un sondage CSA pour la Halde réalisé à l'occasion de la Journée de la Femme le 8 mars.

Selon ce sondage, près d'un Français sur deux (46%) estime qu'être enceinte est un inconvénient dans l'évolution d'une carrière professionnelle et plus d'un Français sur trois (36%) partage ce sentiment à l'égard des mères de famille. En revanche, être une femme sans enfant est plutôt perçu comme un avantage (46%).

La difficulté à concilier grossesse et travail est un sentiment plus présent au sein des catégories les plus favorisées et les plus diplômées: 64% des cadres et professions libérales considèrent que la grossesse est un inconvénient pour l'évolution de leur carrière contre 43% des personnes appartenant à des catégories populaires.

Les discriminations ressenties par les femmes sont surtout perçues comme venant du sommet de l'entreprise: de la direction, pour 53% des femmes, du supérieur hiérarchique, pour 38%, 14% citant ensuite leurs collègues, 7% des clients ou des fournisseurs.

Interrogées sur leurs réactions à ces discriminations, 37% des femmes déclarent n'avoir rien dit; 31% déclarent en avoir parlé à leur direction, 16% ont alerté des représentants du personnel et 8% ont pris conseil auprès d'un avocat ou d'une association. En tout état de cause, les discriminations n'ont débouché sur des procédures que dans 5% des cas.

La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) note par ailleurs qu'alors que près de la moitié des réclamations qui lui sont adressées concernent l'emploi, 5,6% seulement sont liées au sexe ou à la grossesse.

Elle rappelle que ses interventions ont abouti à des condamnations: ainsi, une entreprise qui avait licencié une salariée qui venait de lui déclarer sa grossesse, a été récemment condamnée par la cour d'appel d'Orléans à lui verser 200.784 euros en plus de la nullité du licenciement.

Le sondage a été réalisé les 4 et 5 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.012 personnes âgées de 18 ans et plus.

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01 mars 2009

La Journée Internationale des Femmes

Dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes,

l'association "Ni Putes Ni Soumises Comité 56"

organise gratuitement un Ciné - débat et témoignages sur le thème:

        "Femmes et Travail" Toutes égales=Tous égaux!!!! .

Cela se passera le 06 Mars à la Salle Courbet (FJT Agora), rue Courbet à Lorient, à partir de 20h00

Le film projeté sera:

Le Bateau de Gaëlle

"Toute la vie de Gaëlle et d’Alain tourne autour du Korrigan, le chalutier familial. Un jour, Alain s’est trouvé à court de matelots et a proposé à sa femme d’embarquer avec lui. Depuis, elle n’a plus quitté le bateau.
Passionné par son métier de marin-pêcheur, ce couple breton estime pourtant qu’il est temps de "raccrocher". Des années de vents glacés, de travail harassant et de semaines sans loisir les ont "cassés". Oui, mais que faire du bateau ? Leurs fils, marins eux aussi, n’ont pas envie de se mettre à leur compte : trop de soucis, trop de factures, pas assez de revenus. La profession, sinistrée, n’attire plus. Le couple espère vendre le chalutier. Mais les coups de fil ne se bousculent pas.
L’envoyer à la casse ? Gaëlle et Alain ne peuvent s’y résoudre..."

Posté par Babou1 à 11:04 - Activités de l'association. - Commentaires [0] - Permalien [#]
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